Sam 16 Déc 2017 - 12:33

Par le même mécanisme de pensée, beaucoup perçoivent les féministes comme des hystériques émotionnelles qui se battent pour... rien. Puisque tout leur est déjà acquis. Notez comme les médias aiment souligner cette étiquette « les féministes », comme un mouvement idéologique quand bien sûr l’idéologie viriarcale n’est jamais désignée et mise en avant comme telle.

Les femmes qui se battaient pour leur droit de vote ont eu droit au même mépris que celui que vivent les féministes d’aujourd’hui. Tout allait bien puisque le droit de vote réservé aux hommes était quelque chose de parfaitement normal à l’époque pour beaucoup d’hommes et de femmes aliénées (qui avaient pris nombreuses la plume pour s’opposer à ce qu’on leur accorde ce droit). Il fallait remettre à leur place ces militantes passionnelles qui voulaient attenter à l’ordre etabli.

Affiches de propagande anglaises du début du XXème siècle






De même, aujourd’hui, en toute bonne logique patriarcale, les militantes dont j’ai longtemps fait partie reçoivent des insultes qui portent sur l’attrait de leurs corps, leur sexualité, leur potentielle maternité, la  « pureté » de ce même corps, et au centre de cette rage comparable à celle des génocidaires, l’homme, leur victime (je cherche, mais je ne connais que peu de militantes, dont Valérie Solanas, ayant attenté à la vie d’un homme pour ce qu’il est par essence par idéologie, quand l’idéologie patriarcale tue tous les jours - lire mon post de la page précédente sur le féminicide et son traitement médiatique « drame passionnel »).

Les rôles oppresseur-opprimé ont été inversés en quelques secondes. Le pouvoir du regard dominant est de ce point de vue bien pratique.

(Notallmen au cas où :lol:)